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La douleur : une information essentielle pour comprendre le corps !

  • Photo du rédacteur: clara brezes
    clara brezes
  • 21 nov. 2025
  • 6 min de lecture

prise de rendez-vous

La douleur n’est pas une ennemie : c’est une messagère du corps, une alarme subtile qui nous invite à comprendre ce qui se passe en profondeur.


la douleur

1) La douleur, un message avant d’être une ennemie


La douleur fait partie intégrante de l’expérience humaine. Chacun l’a déjà ressentie, sous une forme ou une autre :

  • une entorse,

  • une migraine,

  • une douleur de dos,

  • ou même un simple mal de ventre.


Pourtant, nous avons tendance à la considérer uniquement comme une contrainte à éliminer, alors qu’elle est avant tout un signal d’alarme.


signal d'alerte


Selon la définition de l’IASP (International Association for the Study of Pain, 2020), la douleur est :


« une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à un dommage tissulaire réel ou potentiel ».


Cela signifie qu’elle ne dépend pas seulement du corps, mais aussi de la manière dont notre cerveau interprète le signal !


l'interprétation d'un message par le cerveau

En étiopathie, nous considérons la douleur comme une information utile :


Elle est l’expression d’un déséquilibre dans le fonctionnement d’un système, et c’est à partir de cette information que nous remontons à la cause première du trouble.


2) Comprendre la douleur : le langage du corps


La douleur, c’est le langage du corps quand il n’a plus d’autres mots.


Sur le plan biologique, la douleur naît d’un phénomène appelé nociception : des capteurs (les nocicepteurs) détectent une stimulation anormale :


  • Mécanique

    mécanique

  • Chimique

    chimique

  • Thermique

    thermique

Puis envoient un signal au cerveau.


Mais entre la stimulation et la perception, un long chemin se parcourt à travers la moelle épinière, le tronc cérébral et le cortex.


C’est ce qui explique pourquoi deux personnes peuvent ressentir des douleurs très différentes pour une même cause.

  • Le stress

  • Le sommeil

  • Les émotions

  • Le contexte social

influencent notre seuil de perception (INSERM, La douleur – Mécanismes et traitements, 2021).


Exemple concret :


Une personne stressée ou fatiguée aura souvent une sensibilité accrue à la douleur.


Ce n’est pas “dans la tête”!


le stress augmente la libération de certaines substances comme le cortisol, qui peuvent entrainer une inflammation de bas grade (une inflammation légère toujours présente) et rendent les nerfs plus réactifs.


3) Douleur aiguë vs douleur chronique :


  • La douleur aiguë est utile : elle protège. Si vous vous coupez, le message douloureux vous pousse à retirer votre main pour éviter des dégâts plus graves.


  • La douleur chronique, elle, perd cette fonction d’alarme. Le système nerveux “reste bloqué” en mode alerte, comme un détecteur de fumée qui continue à sonner après que le feu soit éteint.

la douleur dans le temps

4) L’approche systémique de l’étiopathie


Chercher la cause, c’est comprendre le système tout entier.


L’étiopathie repose sur un raisonnement causal et systémique : le corps est vu comme un ensemble de systèmes interconnectés : Locomoteur, circulatoire, nerveux, viscéral…


la systémique du corps

Un déséquilibre dans l’un d’eux peut provoquer des répercussions ailleurs.


Prenons un exemple simple :


Une personne souffre de douleurs dans la jambe depuis quelques jours. Un traitement local (massage, anti-inflammatoire, chaleur) peut soulager temporairement, mais si la cause se trouve dans une perte de mobilité du dos, la douleur reviendra.


L’étiopathe cherche donc à remonter la chaîne des causes !

Lors d’une séance son analyse se déroule donc selon une logique causale stricte :


  1. Identifier le phénomène douloureux : localiser la zone, comprendre la nature du symptôme (inflammation, tension, perte de mouvement…).

  2. Rechercher les structures impliquées : articulations, viscères, systèmes circulatoire ou nerveux.

  3. Remonter la chaîne mécanique et fonctionnelle : déterminer l’élément premier qui, en étant touché, a entraîné les compensations successives.

  4. Vérifier la cohérence du raisonnement : chaque hypothèse est testée par la palpation, le mouvement, l’observation clinique.


Cette méthode d’analyse, permet d’agir à la source du trouble, et non sur son expression superficielle.


5) La douleur comme guide vers la cause


On peut alors dire que la douleur est un guide et pas une fin en soi.

la douleur guide vers sa cause

Lorsqu’un patient décrit sa douleur, l’étiopathe ne cherche pas seulement  ça fait mal, mais surtout pourquoi.


La douleur est un repère clinique : elle oriente l’analyse, mais ne détermine pas seule le diagnostic.


Exemple de raisonnement :


Dans le cas d’un mal de tête :

  • Le type

  • La localisation

  • La nature de la douleur ...


Servent de fil conducteur. Ces signes, combinés à d’autres indices cliniques (tension musculaire, blocage cervical, posture, symptômes associés ...), permettent à l’étiopathe de déterminer si la situation relève de son intervention ou si un avis médical complémentaire est nécessaire.


La douleur devient ainsi à la fois un guide vers la cause et un outil d’évaluation sécurisée du patient.


mains sur un dos

Les gestes étiopathiques, précis et adaptés, visent ensuite à restaurer la mobilité, à libérer les structures contraintes, et à redonner au corps sa capacité d’autorégulation. Ces gestes interviennent uniquement dans le cadre des troubles fonctionnels réversibles, sans substitution à une prise en charge médicale lorsque celle-ci est indiquée.


6) Les limites de l’étiopathie et la complémentarité avec la médecine


« L’écoute et le discernement font partie intégrante du soin. »


L’étiopathie agit sur les troubles fonctionnels réversibles.


C'est à dire ceux qui concernent :

  • Le mouvement,

  • La circulation,

  • Les échanges physiologiques.


Et ceux tant que les structures ne sont pas altérées !


Mais !


Certaines douleurs ont une origine pathologique ou organique (infection, tumeur, fracture, atteinte inflammatoire sévère…).

Dans ces cas, l’étiopathe sait reconnaître ses limites et orienter la personne vers un médecin.

Cette capacité à collaborer avec le corps médical garantit sécurité et efficacité dans la prise en charge globale.

poignée de main

L’OMS souligne d’ailleurs que les approches complémentaires, lorsqu’elles sont pratiquées par des professionnels formés et conscients de leurs champs d’action, contribuent positivement à la santé publique (OMS, Rapport mondial sur la douleur et la santé, 2023).


7) Écouter la douleur pour mieux la comprendre


La douleur n’est pas une fatalité.

C’est une information précieuse, parfois inconfortable, mais toujours signifiante. Elle nous indique qu’un équilibre interne s’est rompu, qu’un système a besoin d’être réajusté.


Même à l’échelle biologique, la douleur joue un rôle vital. Certaines pathologies rares, comme l’insensibilité congénitale à la douleur avec anhidrose (CIPA), montrent que ne pas ressentir de douleur expose à des blessures graves non détectées, des fractures répétées et des infections, pouvant compromettre la survie.


Des études indiquent que près de 20 % des patients atteints de CIPA décèdent avant l’âge de 3 ans en raison de ces complications !


Ces observations illustrent que la douleur, loin d’être seulement un inconfort, est un mécanisme de protection essentiel. Elle signale les dangers, incite à éviter les comportements nuisibles et permet au corps de se réparer.


Comprendre la douleur permet de ne pas être en opposition avec elle : plutôt que de lutter contre un signal que le corps envoie, on peut apprendre à l’interpréter et à agir avec discernement.


L’étiopathie, par son approche logique, systémique et causale, aide à redonner du sens à cette information : elle peut parfois soulager directement la douleur en corrigeant la cause fonctionnelle, et parfois orienter le patient vers d’autres solutions adaptées lorsque la cause dépasse le cadre de son intervention.


Même dans les situations de douleur intense ou chronique, comprendre pourquoi la douleur est là est un premier pas vers une meilleure prise en charge et un accompagnement réfléchi, qu’il soit étiopathique ou complémentaire.

Comprendre la douleur, c’est déjà commencer à la transformer, ou au moins à la gérer de manière éclairée et sécurisée.



Pour joindre votre étiopathe,

 

vous pouvez :


prendre rendez vous en ligne



 ou composer le :

06 40 30 16 31


Rendez vous au cabinet de Bordeaux : 101 rue André Lamandé !


À très bientôt !!




Sources et références :

  • International Association for the Study of Pain (IASP) – Revised Definition of Pain, 2020.

  • INSERM – La douleur : mécanismes, perception et traitements, 2021.

  • Organisation Mondiale de la Santé (OMS) – Rapport mondial sur la douleur et la santé, 2023.

  • Revue médicale Pain, Oxford University Press, vol. 163, 2022.

  • Trédaniel R., Principes fondamentaux de l’étiopathie, Éditions du Rocher.

  • Melzack R. & Wall P., The Challenge of Pain, Penguin Books, 2013 (modèle du “portillon” de la douleur).

  • Apkarian A.V. et al., The brain in chronic pain, Pain, 2005 (rôle du cerveau dans la chronicisation).

 
 
 

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